L’exemple de Techniques de l’informatique au cégep de Drummondville
Le trimestre d’hiver 2010 a une fois de plus permis de constater toute la pertinence de la formule de stages en entreprises dans le cadre d’une formation collégiale. En effet, un coup de sonde, mené auprès de finissants en Techniques de l’informatique (voie de spécialisation en informatique de gestion) et d’entreprises qui les ont reçus durant dix semaines, démontre que les stages sont évidemment bénéfiques d’abord et avant tout pour les étudiants, mais que les organisations y trouvent également leur compte.
Les intérêts des uns et des autres peuvent différer. Pour les stagiaires, l’objectif est certes d’obtenir une expérience de travail significative dans leur domaine d’études. Pour les milieux de stage, l’objectif peut être de procéder à du recrutement ciblé. Chose certaine, l’initiative est avantageuse à plusieurs niveaux. « J’ai bien aimé la relation à développer avec le client, a indiqué Christian Malenfant, finissant en Techniques de l’informatique au cégep de Drummondville. C’est tout un défi d’identifier les besoins, de bien comprendre ce que l’autre veut précisément. » « On s’attendait à ce que notre mandat soit gros, mais c’était encore plus complexe que ce qu’on avait imaginé, a renchéri son collègue Jérémie Leblanc. Il faut être débrouillard et créatif. »
![]() |
| Les finissants du programme Techniques de l’informatique du cégep de Drummondville sortent grandis de leur expérience de stage. (Photo : Service des communications, Cégep de Drummondville) |
Dans ce programme de formation technique, aucun effort n’est ménagé pour tisser des liens durables avec les entreprises régionales de ce secteur d’activités. À l’hiver 2010, une rencontre a été mise sur pied pour permettre aux organisations de présenter leurs offres de stage. Le parcours scolaire des finissants leur permet d’identifier et d’acquérir les compétences requises pour bien oeuvrer auprès de ces entreprises.
« Chaque entreprise avait 15 minutes pour « charmer » nos étudiants. L’activité permet à nos finissants d’avoir une meilleure idée de la mission de ces entreprises, d’évaluer leurs exigences respectives et de se faire une tête sur chacun des mandats proposés. Par la suite, nous procédons au jumelage dans un esprit de service à valeur ajoutée pour nos étudiants et les entreprises partenaires de l’opération », a expliqué Diane Gamache, enseignante en Techniques de l’informatique au cégep de Drummondville.
Certains diplômés entrevoient de poursuivre leurs études à l’université tandis que d’autres ont l’intention de joindre plus rapidement le marché du travail. Cette possibilité sourit à plusieurs entreprises qui sont constamment à la recherche de main-d’oeuvre spécialisée dans le domaine des technologies de l’information. « Les stages nous apprennent à bien connaître les candidats sans devoir trop investir de temps ou d’argent. Avec le temps, on développe des liens avec l’équipe d’enseignants et on échange des idées. Quand un stage se déroule bien, il y a des possibilités d’embauche dès l’obtention du diplôme d’études collégiales. On est souvent agréablement surpris du travail accompli. Les jeunes sont créatifs; ils amènent de l’eau au moulin », a souligné Louis-Philippe Baril, de Nmedia solutions. «C’est une belle formule « gagnant-gagnant », a renchéri Martin Carpentier, de Val Technologie. Le stagiaire nous aide pour certains mandats spécifiques et nous, on lui donne de l’expérience. C’est important de donner une première chance à nos jeunes. »
Belles perspectives professionnelles
Après avoir connu un ralentissement à la suite de l’explosion de la bulle technologique, le secteur de l’informatique regagne en popularité. De fait, certaines professions liées à ce domaine d’études présentent des perspectives professionnelles favorables et même très favorables pour certaines régions du Québec. La diversité de la formation et les multiples défis proposés dans le cadre de leurs cours se révèlent des caractéristiques importantes aux yeux des finissants rencontrés. Pour Maxime Paquette, sa formation lui a particulièrement appris… à apprendre. « On apprend à se débrouiller, à être inventif. On a des cours de programmation, on a créé des jeux vidéo en Java de A à Z, on a fait fonctionner des logiciels… La première fois, c’est toujours assez dur, mais c’est vraiment le « fun » », a-t-il affirmé. « C’est stimulant de devoir constamment se casser la tête avec la nouvelle technologie », a ajouté Samuel Chapdelaine.
Toujours populaire auprès des garçons, le programme Techniques de l’informatique attire également des filles pour qui la monotonie n’est pas une option. « En informatique, c’est toujours différent. On ne fait pas la même chose chaque jour, a souligné Marie-Pier Vincent. Il faut travailler en équipe, s’entraider. Moi, j’ai toujours aimé l’informatique et j’aime relever des défis.»