Des signes tangibles de reprise économique dans l’Érable
L’une des MRC les plus « manufacturières » au Québec, la MRC de L’Érable, se porte tout de même bien dans un contexte économique difficile où les marchés sont de plus en plus compétitifs. C’est ce que confirme un sondage réalisé par le CLD de l’Érable en juillet et août 2010 auprès du secteur manufacturier dont les résultats laissent présager des signes tangibles de reprise économique.
Parmi les 125 entreprises manufacturières de la MRC de L’Érable invitées à répondre au sondage, 67 entreprises (issues des secteurs suivants : transformation alimentaire (5 %), textile (17 %), métal (35 %), bois (17 %) et autre (26 %), ont répondu à l’appel, soit une représentation de 54 %. De ce nombre, 74 % ont affirmé qu’elles étaient affectées ou avaient été affectées par la crise économique jusqu’à maintenant.
Un sondage similaire réalisé à l’été 2009 permet de faire certaines comparaisons : par exemple, en 2009, 21 % croyaient que la crise économique se terminerait dans plus d’un an. Ce pourcentage s’élève à 64 % en 2010. Malgré tout, plus de 50 % des entreprises se disent optimistes par rapport à la reprise économique comparativement à 37 % l’an dernier.
Augmentation de la profitabilité des entreprises
L’augmentation ou la stabilité du niveau de profitabilité demeure un indicateur majeur démontrant la santé économique des entreprises manufacturières du territoire. En fait, plus de 40 % des entreprises mentionnent que leur chiffre d’affaires est à la hausse par rapport à la même période l’an dernier et 31 % se disent stables. Signe encore plus convaincant : 34 % des entreprises disent avoir augmenté leur niveau de profitabilité en 2010, comparativement à 16 % en 2009 tandis que 27 % affirment qu’il équivaut à celui de 2009.
Les mises à pied se sont poursuivies
Ce qui est plutôt surprenant, c’est que malgré l’amélioration de la santé financière des entreprises, 48 % disent avoir dû licencier des employés en 2010, un pourcentage légèrement inférieur à 2009 alors que 50 % avaient procédé à des mises à pied. Par contre, lorsque la question Est-ce que vous avez dû mettre à pied une partie du personnel dans la dernière année? Si oui, selon quel pourcentage? seulement 15 % des entreprises confirment avoir congédié plus de 20 % de leur main-d’œuvre. En 2009, 26 % avaient remercié le même pourcentage d’employés.
Bien que le sondage ne permette pas d’affirmer que le nombre d’emplois perdus est moindre que l’année précédente, Dany Caron, commissaire industriel au CLD de l’Érable, rapporte : « Une crise économique a généralement pour effet de forcer les entreprises à sortir de leur zone de confort, soit remettre en question leur modèle d’affaires, à rationaliser leurs effectifs, à augmenter leur efficience et à s’ouvrir à de nouveaux marchés. Malgré les dommages qu’une telle crise peut provoquer, les changements apportés à la structure organisationnelle des entreprises aura pour effet, à court et moyen terme, de les rendre plus performantes et compétitrices sur les marchés locaux et internationaux. »
Malgré la lente remontée du côté américain, les entreprises de l’Érable exportent davantage
La parité du dollar canadien avec le dollar américain, combinée à la crise économique, ont forcé les entreprises exportatrices à baisser leur coût de revient par des meilleures pratiques d’affaires ou par l’automatisation de certains processus de fabrication. La nécessité d’explorer de nouveaux marchés tels que l’Europe, l’Asie ou l’Inde n’a pas semblé être la solution privilégiée par les entreprises exportatrices de l’Érable puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses à diriger leurs produits ou services vers le marché américain (46 % en 2009 par rapport à 55 % en 2010). La force du dollar canadien continue évidemment de les affecter, mais dans une moindre mesure : 63,5 % se disaient affectées en 2009 alors que cette proportion a diminué à 56, 5 % cette année.