Authentique et coloré, à l’image des paysages et des citoyens qui le façonnent, le Centre-du-Québec est un carrefour incontournable, riche en possibilités.

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


MRC de L’Érable: 3,26 M$ d’investissements au cours des six derniers mois

Le Centre local de développement (CLD) de l’Érable dresse un bilan de mi-année très positif du portrait économique de la région. En effet, 17 projets d’entreprises cumulent des investissements de 3,26 millions de dollars depuis le début de l’année. L’aide financière consentie totalise 522 582 $ et a permis la création de 31 emplois.

Le CLD de l’Érable s’inscrit d’abord comme une ressource technique dans la réalisation de ces projets. « Le soutien technique demeure la base des interventions du CLD auprès du milieu entrepreneurial, alors que le financement agit comme complément. Le soutien au démarrage et à l’expansion passe d’abord par des conseils et des références ainsi que par l’élaboration du plan d’affaires, incluant les prévisions financières, la recherche de financement, etc. Ensuite, vient l’étape du financement par l’entremise des fonds du CLD ou d’autres sources financières », mentionne le commissaire industriel du CLD, Dany Caron.

L’organisme voué au développement économique a favorisé spécifiquement le financement de 10 projets en prêtant 338 332 $ par le biais du Fonds local d’investissement. Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation est intervenu directement dans cinq des 17 projets par l’intermédiaire du Fonds d’aide aux municipalités monoindustrielles, ce qui a représenté une aide non remboursable de 163 050 $.

« Pour le gouvernement du Québec, il est primordial de soutenir les projets qui contribuent au développement économique des régions. N’oublions pas que Québec possède des atouts importants et d’innombrables ressources. C’est en se montrant créatifs que nous pourrons en tirer profit », a tenu à souligner le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, M. Clément Gignac.

« Les centres locaux de développement du Québec sont des acteurs indispensables que le gouvernement du Québec est fier d’appuyer. Ils contribuent à diversifier les emplois et à dynamiser les MRC, de façon à faire du Québec un territoire prospère et créateur d’emplois », a ajouté M. Laurent Lessard, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’occupation du territoire.

Une somme de 10 000 $ a été octroyée au Fonds jeunes promoteurs pour deux jeunes entrepreneurs de la région âgés de moins de 35 ans : Marie-Christine Bélanger, qui a relancé la station-service de Laurierville, et Martin Lizotte, qui a pris la relève de l’entreprise Excavation Jean Claude Lizotte inc., à Princeville. Finalement, 11 200 $ ont été versés à la Coopérative de solidarité du Marché public de l’Érable pour la création de l’entreprise, par le biais du Fonds en développement des entreprises d’économie sociale.

Tournant de l’économie de la MRC de l’Érable vers la tertiarisation?
Autre fait marquant : plus de la moitié des projets se réalisent dans le secteur du commerce et des services. Rappelons que le CLD a récemment mis en route, avec le concours de Fondations Rues principales, une analyse de ce secteur, lequel nécessite une attention particulière aux yeux du directeur du CLD de l’Érable, Rick Lavergne : « En tant qu’acteur du développement économique d’une région, il faut être capable de prendre le pouls et de déterminer les potentiels. On a tous notre petite idée des besoins du milieu, mais l’analyse en cours pourra permettre de les identifier clairement et de jeter un regard objectif et expérimenté sur le développement de ce secteur. » La région de l’Érable pourrait donc poursuivre sa propension à se doter de nouvelles entreprises ou de nouveaux produits ou services pourraient s’ajouter dans les prochaines années.

Le secteur agricole et agroalimentaire incruste sa marque
La présence marquée de l’agriculture et de ses dérivés transparaît dans les projets d’entreprises de la région de l’Érable. Par exemple, à l’Abattoir Chantal Bédard de Sainte-Sophie-d’Halifax, un projet de modernisation d’envergure de l’ordre de 350 000 $ se concrétise : l’acquisition d’un fumoir représente d’ailleurs une première dans la région. Comme l’engouement pour les produits agroalimentaires régionaux est de plus en plus palpable, Chantal Bédard et Georges-Noël Fréchette l’ont compris. Ils mettent en place une boutique de type « magasin général » et signent désormais « Rosé Mignon viande et charcuterie ».

Le secteur manufacturier maintient le cap
Le fabricant de meubles haut de gamme pour enfants de Princeville, Natart Juvénile, travaille énergiquement à se développer. Son dernier projet était doté d’un triple objectif : développer un nouveau procédé d’expédition (meubles en pièces détachées), concevoir deux nouveaux modèles de lits de bébés (ronds et ovales) et obtenir la certification Greenguard pour sa collection NATART TULIP.

Chez Natart Juvénile inc., la mondialisation s’est révélée un puissant facteur de développement : « Nous voyons la mondialisation comme une grande occasion et non comme une jungle d’où apparaissent les compétiteurs de partout », indique le président, Antonio De Bonis.

Pour 2010, l’entreprise manufacturière ne vise pas moins que les cinq continents : Amérique du Nord, Europe centrale, Afrique, Asie et Australie. La trentaine d’employés actuels pourrait bien augmenter d’une douzaine à moyen terme. Entre-temps, les frères Antonio et Michel De Bonis veulent faire de l’usine de Princeville le « centre nerveux », c’est-à-dire le centre d’innovation, de recherche et de développement, de même que le principal site de production. En attendant, ils assurent une veille constante sur l’économie mondiale et les phénomènes qui provoquent des changements pouvant modifier le comportement de leur clientèle.

semican.jpg
Semican a fait appel à l’expertise de Robovic de Princeville pour l’acquisition d’un système de palettisation, incluant un robot.

Chez Semican, entreprise de Plessisville spécialisée dans les semences, les fournitures et l’alimentation pour chevaux, c’est l’acquisition d’un système de palettisation, incluant un robot, qui a été mis de l’avant. Le projet de robotisation a ceci de particulier : il a été réalisé en partenariat avec une autre entreprise de la région, Robovic, dont l’expertise s’impose de plus en plus en automatisation industrielle. « Des projets comme celui de Semican me réjouissent au plus haut point. Cela démontre que les entreprises d’ici devraient toujours d’abord s’intéresser aux capacités du milieu à fournir le service ou le produit recherché. Je visite les entreprises et je m’efforce de les sensibiliser aux retombées du maillage interindustriel. Il y a des entreprises qui transigent avec un fournisseur situé à des centaines de kilomètres alors que le voisin d’en face pourrait répondre à leurs attentes », conclut le commissaire industriel, Dany Caron.

À propos du Fonds d’aide aux municipalités monoindustrielles (FAMM)
Avec le Fonds d’aide aux municipalités monoindustrielles, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation participe financièrement aux projets de diversification et de développement d’entreprises dans des municipalités dont la situation économique est précaire. Cette aide financière, qui permet de maintenir et de créer des emplois, vise également à inciter de nouveaux investisseurs à s’implanter au Québec.

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash