Quels sont les potentiels de développement du secteur des commerces et services?
Le secteur des commerces et services de la MRC de L’Érable sera analysé sous toutes ses coutures dans les prochains mois. Le CLD de l’Érable, qui a été mandaté par la MRC pour travailler à l’élaboration et à la mise en œuvre du Plan de diversification et de développement économique, s’allie la firme Fondation Rues principales pour la réalisation d’un diagnostic du secteur tertiaire.
Il s’agit en fait de faire ressortir les atouts et potentiels de ce secteur et de mieux diriger et outiller le CLD dans ses interventions auprès des entreprises existantes et celles à être créées.
« Ce n’est pas par hasard que le secteur des commerces et services a été identifié comme l’un des quatre chantiers du Plan de diversification et de développement économique sur lequel il fallait intensifier nos efforts. Même si c’est dans le secteur tertiaire que notre région offre le plus grand nombre d’emplois actuellement, soit 51 %, reste que cette proportion est moins importante qu’ailleurs (60 % au Centre-du-Québec et 76 % au Québec) », a expliqué le directeur du CLD, Rick Lavergne.
« Il faut comprendre que l’économie d’un territoire repose sur plusieurs facteurs. Par exemple, un secteur tertiaire plus faible influence tout un pan du développement d’une région : quand les services de proximité disparaissent, les petites localités se vident; quand les commerces et les entreprises de services sont en nombre insuffisant, les jeunes vont voir ailleurs et les nouveaux arrivants choisissent souvent une autre région présentant un éventail de services plus attrayant », a renchéri le directeur.
Saisir les possibilités pour interagir sur le développement économique de ce secteur
Pourtant, la structure commerciale et l’offre de services présents sur le territoire de la MRC seraient en nombre inférieur par rapport à la capacité du milieu à accueillir ce type d’établissements. « Avec les résultats de l’analyse qui sera menée, nous pourrons identifier les éléments présents et les éléments manquants et ensuite établir le rapport idéal entre les différents types de commerces pour pouvoir bien orienter nos actions. Le but ultime est d’atteindre un tissu commercial dynamique et optimal », a révélé le conseiller en développement économique du CLD et porteur du chantier commerces et services, Simon Houle.
M. Houle fait également état de la création d’un réseau commerces et services pour accompagner et mieux aviser l’organisme de développement économique dans ses actions. Il s’agit du comité stratégique commerces et services composé d’une douzaine d’entrepreneurs de ce secteur et issus de plusieurs municipalités du territoire. L’un des représentants de ce comité devrait éminemment se joindre au conseil d’administration du CLD.
Du côté de Fondation Rues principales, on prévoit se rendre dans toutes les entreprises visées au cours de l’été et remettre un rapport final à l’automne 2010. Une fois que des analyses distinctes de l’offre et de la demande seront réalisées, les résultats seront comparés afin de mettre en relief pour chacune des onze municipalités le rôle de pôle que jouent certains commerces et services. Fondation Rues principales fera ressortir les fuites commerciales et les potentiels de développement de certaines catégories de commerces tant pour les villes de Plessisville et de Princeville que pour les neuf autres municipalités étudiées.
Qui est Fondation Rues principales?
Fondation Rues principales est un organisme sans but lucratif qui œuvre depuis plus de 25 ans à la revitalisation socio-économique et au développement durable des municipalités du Québec et d’autres provinces. Son expertise se divise en trois grands champs d’intervention : démarche de revitalisation, recherche et développement, formation. Fondation Rues principales est déjà active dans la région puisque la Ville de Plessisville lui a octroyé un mandat de revitalisation de son centre-ville en 2008.
Le Plan de diversification et de développement économique de la MRC de L’Érable
Le contexte de la fermeture des Industries de la Rive Sud de Laurierville en décembre 2007 a été l’élément déclencheur qui amené la MRC de L’Érable à se doter d’un Plan de diversification et de développement économique. Le plan d’action qui s’échelonne sur trois ans est assorti de 1 050 000 $ et propose quatre grands « chantiers » de travail : manufacturier; commerces et services; aménagement et développement de la zone agricole; tourisme et visibilité de la MRC. Il a été adopté par le conseil des maires le 18 juin 2008.