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Les étudiants du cégep de Drummondville excellent à l’épreuve uniforme de français

Obtenant déjà d’excellents résultats à l’épreuve uniforme de français (EUF) obligatoire du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) depuis des années, voilà que les étudiants du cégep de Drummondville se sont surpassés en décembre 2009 en obtenant un taux de réussite de 94 %, en hausse de 6 % par rapport aux résultats enregistrés à la même période un an plus tôt.

Ce taux de réussite des quelque 400 étudiants à avoir pris part à l’EUF est supérieur de près de 10 % à la moyenne du réseau collégial, ce qui réjouit la directrice des études du cégep de Drummondville, Denise Jamison. « Nous figurons avantageusement au classement et c’est tout à l’honneur de nos étudiants, a-t-elle déclaré. Ces résultats sont très valorisants et démontrent du même souffle l’expertise de notre équipe d’enseignants qui prépare nos jeunes à cet examen. Chose certaine, ça nous encourage à poursuivre dans la même veine. » En compilant les résultats des cégépiens drummondvillois aux trois épreuves de l’année scolaire 2009-2010 (décembre, mai et août; total de 525 étudiants), leur taux de réussite global est de 91,5 %, encore quelque 10 % au-dessus de la moyenne du réseau.

Préparation sérieuse des étudiants

Au dire de la coordonnatrice du Département d’Arts et lettres du cégep de Drummondville, Émilie Jutras, ces excellents résultats s’expliquent notamment par le sérieux de la démarche de préparation des étudiants. D’ailleurs, les ateliers préparatoires offerts par la responsable du centre d’aide en français (CAF), Nancy Quessy, sont toujours populaires. « Dès leur arrivée au cégep, nos étudiants sont sensibilisés à l’importance de la réussite de leurs cours de français et de l’obligation de réussir l’EUF pour obtenir leur diplôme, a-telle souligné. Les enseignants, toujours disponibles, les préparent aussi à travers les cours de la formation générale, et les résultats sont tangibles. » « Ce ne sont pas tous les cégeps qui investissent dans leur CAF et la mise à niveau de leurs étudiants, a renchéri Mme Jamison. Juste pour le trimestre d’automne 2009, nous avions huit groupes. Nos résultats sont phénoménaux compte tenu de l’ouverture que nous manifestons envers les élèves qui sont en difficulté au moment de l’admission. L’accessibilité est l’une des deux valeurs de notre Projet éducatif, l’autre étant la réussite. Ici, il n’y a pas de sélection et tous nos étudiants, avec leurs forces et leurs faiblesses, doivent se présenter à l’EUF. »

Investissements en faveur de la réussite

Comme dans plusieurs autres cégeps, le principal défi des enseignants de français est la réussite du premier cours. Localement, le constat est que plusieurs élèves sont admis avec d’importantes lacunes en français, raison de plus pour travailler tous ensemble à des moyens qui favorisent leur réussite, souligne l’agente de valorisation du français du cégep de Drummondville, Martine Ouellet. « Il est clair que la maîtrise du français favorise la réussite de l’ensemble des cours, la diplomation, la poursuite des études à l’université ou encore l’insertion sur le marché du travail. Plusieurs gestes ont été posés pour témoigner de la préoccupation du cégep à l’égard de la qualité du français, en renforcement du travail accompli par l’équipe des enseignants de français : une enseignante à temps complet responsable du CAF, la mise sur pied de plusieurs groupes de mise à niveau, des allocations pour soutenir les projets des programmes en lien avec la réussite du premier cours de français ou la réussite des cours au premier trimestre, une agente de valorisation qui veille à la mise en oeuvre du plan d’action à long terme de la nouvelle politique linguistique du cégep, etc. Tout ceci contribue aux bons résultats de nos étudiants », a-t-elle affirmé. « Nos efforts ne sont pas vains!, a pour sa part ajouté la directrice des études du cégep de Drummondville. Depuis deux ans, nous avons pris un virage qui fait de la qualité de la langue une priorité institutionnelle. C’est une autre façon de nous démarquer. Nous sommes allés chercher l’adhésion à l’interne, de sorte qu’aujourd’hui, le français n’est pas seulement important en Arts et lettres, mais bien dans chacun de nos programmes d’études. »